Prélude :
Ne pouvant accompagner ma Maîtresse en soirée ce mois de janvier, je m’étais mise en tête de la revoir en février. Oui, pas simple d’être une femme parfois… J’avais quand même eu la chance de la croiser en ce début d’année pour une froide après-midi, enfin froide, peut-être que j’abuse un peu, mon chocolat chaud était bien chaud.
Revenons-en à ce mois : j’étais en navigation à de multiples endroits, et joindre nos plannings n’était pas simple. Et pourtant, à ma surprise, Maîtresse m’envoie le type de message que j’affectionne : « Tu peux venir me chercher en Belgique mercredi soir, tu peux dormir à la GNC si tu veux. » Bien sûr que je peux ! Comment refuser une telle proposition ? J’aime bien lui servir de taxi, faire des heures de route ne me dérange pas, elle le sait. De plus, j’avais prévu de monter sur Lille pour voir un ami, cela tombait bien. Je retiendrai la fin de sa phrase : « tu peux dormir à la GNC si tu veux ». En langage de ma Maîtresse : je vais prendre mes dispositions pour me libérer le lendemain.
C’est ainsi que la veille, j’arrive dans ce confortable logement près de Lille. Mon ami me rejoint, il fait aussi du BDSM. Nos discussions tournent autour de ce sujet une très longue partie de la soirée. Lui qui me connaît depuis mes débuts dans ce milieu, on a même été soumis ensemble fut un temps ! Oh oui… J’ai parlé de longues heures de ma Maîtresse, de la relation, des doutes, des joies, des envies parfois. Ce fut une très belle soirée.
Hélas, le temps passe toujours si vite dans ces moments. Il se fait très tard, maintenant au lit ! Il faut être en forme pour demain.
Jour J :
La matinée se passe tranquillement, je prends mon temps pour bien me préparer, me reposer un peu. J’anticipe le temps du trajet : quatre heures de route jusqu’à la GNC. Il me faut du chocolat. Non, plutôt : il faut du chocolat à Maîtresse. Je file en acheter, si on peut amadouer sa Maîtresse pendant le trajet… Et rendre son trajet plus agréable, tant mieux.
Cette fois, je suis prête : une bonne douche bien chaude, un bon repas, et en route ! Il ne faut surtout pas être en retard. J’arrive proche du lieu de rendez-vous. Je dois régler un dernier détail important : trouver un endroit pour uriner avant le grand départ ! Oui, je commence à bien connaître ma Maîtresse, je n’ai pas envie de finir au bord de la route… Ou pire encore. Et oui, cette fois, je ne me ferai pas avoir ! Anticipation par prudence.
Cette fois, tout est prêt. Je me gare sur le parking, m’approche de l’entrée, un petit chocobon dans la bouche. Maîtresse m’attend devant. Nous sommes parties pour quatre heures de grand voyage.Je suis contente de moi en lui montrant le chocolat, peut-être que cela jouera en ma faveur plus tard. Pour mon plaisir, elle entame la discussion au bout de quelques minutes de route ouf ! C’est plus facile pour moi quand ma Maîtresse me parle en premier. Je n’ose pas la déranger. La première heure se passe sereinement : quelques échanges de points de vue, quelques propositions futures qui me ravissent. Toutefois, elle me rappelle à l’ordre sur mon comportement. J’ai tendance à faire moins attention en ce moment. Elle me propose un jeu avec des points (positifs / négatifs). Elle ne s’énerve jamais contre moi, en tout cas jusqu’à maintenant. Parfois, elle souffle. Elle me recadre calmement, clairement, avec une grande précision. Je sais qu’elle m’observe en silence, qu’elle réajuste toujours quand elle le décidera, anticipera le moindre de mes besoins parfois insoupçonnés. Elle me fait peur naturellement, on peut le dire. Elle m’explique ce qu’elle souhaite, ce qu’elle attend de moi, de mon amélioration. Je l’écoute attentivement, réponds simplement avec une grande compréhension de sa demande. Je vais bien faire attention, même si je vais toujours perdre face à elle, finir en négatif. Je ne suis pas prête d’avoir la récompense ultime… Si elle existe.
Après cela, un grand silence s’installe dans la voiture. Je la regarde discrètement de temps en temps. Encore trois heures de route… Je n’ose pas lui parler. Que lui dire ? Ma vie privée ? Totalement inutile, inintéressant. De toute manière, je l’avais déjà embêtée en décembre en lui écrivant un message WhatsApp, alors pas tout le temps. Le BDSM ? On en a un peu parlé au début. Alors quoi d’autre ?
Pourtant, l’envie de lui adresser quelques mots est forte, d’échanger sur un sujet, n’importe lequel, celui de son choix. Ce n’est pas tous les jours qu’on a le privilège d’avoir sa Maîtresse pour une longue balade en voiture. Mais non, impossible, je n’arrive pas à décrocher un mot. Et puis, Maîtresse ne forcera jamais les choses. Elle me connaît : verbaliser est pour moi une épreuve longue d’apprentissage. Peut-être que cette vision, cette pensée, est un peu stupide. Derrière ma bratitude se cache une personne réservée, timide, effacée, sans confiance. Au moins, faire des bêtises me permet de créer une sorte de lien plus facilement, bien sûr, il n’y a pas que cette raison. Bien que je reste déçue de mon incapacité. Je me tais pour les prochaines heures de route. Je ne veux absolument pas la déranger. À l’inverse, je veux tenir compte de ses remarques, me comporter comme il se doit. De toute manière, il faut que je me concentre sur la route, il y a du monde ce soir.
Le seul problème : je souhaite l’inviter à manger en arrivant, lui faire simplement plaisir… Pour me rendre la tâche plus simple, je me fixe un objectif : quand il restera une heure de route, je tenterai tout doucement de lui poser la question. En attendant, je m’autorise quelques regards furtifs envers ma Maîtresse. 13 vraiment parfois… Le temps passe, il nous reste une heure de route. J’étais prête à lui poser la question quand je la vois mettre son casque sur les oreilles. Zut ! Ce n’était pas dans mon plan.
Allez, on se lance. Je tente quand même ma chance. Elle me répond être fatiguée, néanmoins, elle accepte la livraison. Je retrouve le sourire après mon cuisant échec. Enfin, nous arrivons à destination pour récupérer la commande avant la GNC. Même si nous avons perdu du temps, Maîtresse a un petit problème avec le GPS… Il ne faut pas lui dire. On notera également que je ne l’ai pas abandonné sur une aire d'autoroute.
L’arrivée à la GNC :
Il faut noter la date dans le calendrier : j’ai le droit à un bon repas ! Sans aucun piège. De plus, dans ma gamelle, 13 est ravie. Je profite de mon repas avec un plaisir non dissimulé.
Après cela, Maîtresse s’amuse avec un briquet. J’adore le feu, pourtant, sans attache, je n’arrive toujours pas à contrôler mes gestes. Elle me fait travailler régulièrement ce type d’exercice. Il y a encore du progrès, 13. Je ne cesse d’apprendre à ses côtés.
Après cette belle soirée, j’ai envie de la remercier : mettre ma petite tête à ses pieds, ou même au niveau de sa jambe (si le droit s’accorde), m’apaiser, lui dire merci en me soumettant. Cela restera un nouveau loupé dans ma tête. En plus du briquet, j’ai tenté du mieux que je peux.
Je ne lui dis rien. Je prends la déception dans mon esprit. Oh oui, mon esprit est parfois troublant, incohérent. Mon corps a parfois envie, il ressent le besoin de se soumettre à elle, pourtant mon esprit bloque. Et cela fait déjà plusieurs années !
Je n’ose pas la toucher, hormis quand elle me demande un massage. Ce qui est drôle, lors du jeu avec le briquet, elle m’a demandé de me coller à sa jambe, même cela, je n’en étais pas capable, pourtant j’en avais l’envie. Je vois souvent des subs aux pieds de leur Maîtresse, ou poser leur tête sur la cuisse. C’est un grand mystère pour moi. Même si cela ne dure que quelques secondes, ce serait merveilleux. Je crois qu’une fois, j’avais posé ma petite main sur sa botte après une longue séance pour la remercier. Je n’étais pas peu fière de moi ce jour-là ! Je ne pense pas que ce soit une si grande faiblesse, simplement un grand respect que j’ai envers celle qui m’apporte autorité, bienveillance : ma Maîtresse. Pour moi, désirer ne donne pas le droit. Un échec ? Ma culpabilité ? Il y a tant de façons de montrer sa soumission, son affection, sa dévotion envers la personne qu’on respecte. Je m’auto rassure en me disant : chacun est différent dans sa façon de faire les choses, de les montrer.
Chagrinée par moi-même, avec mon incapacité à bien gérer sa demande, je pars me coucher. Bien sûr, cette pensée reste toujours dans ma tête. Je me trompe sûrement de vision. Je le sais, je me pose beaucoup trop de questions en continu… J’y travaille. Assise sur mon lit, j’attends sagement mon sort. J’espère secrètement dormir un minimum attachée, les attaches m’apaisent. Et Maîtresse me connaît bien : elle revient avec une sangle Segufix, le poignet droit attaché avec un peu de longueur. Quel plaisir pour moi. Sans oublier mon nounours, très important. C’est ainsi, dans une longue méditation, que j’ai fini par m’endormir. Un cauchemar me réveille en pleine nuit, un de plus. No panic, calme 13, tu es à la GNC, en sécurité, tout va bien ! Je me recouche avant de me rendormir jusqu’au lendemain matin.
Le lendemain :
Je sens que cette journée sera une bonne journée ! Maîtresse arrive vers moi, elle ressent le manque de son activité de la veille. Elle décide donc que je vais souffrir pour compenser. Je souris bêtement à cette nouvelle, je suis un peu maso, on dira.
Pour le petit-déjeuner, elle me tend un gobelet avec un liquide jaune à l’intérieur. Je suis perplexe en le regardant. Elle me dit : « C’est de l’eau + une vitamine. » Alors moi, je suis désolée, mais où est mon biberon de chocolat chaud ? De plus, aujourd’hui, j’ai le droit de me rendre aux toilettes comme je le souhaite (avec son accord). Cela n’est quasiment jamais arrivé, sauf au début. Un programme spécial m’attend cet après-midi. Si Maîtresse commence à changer toutes mes habitudes… Je vais faire une grève générale. Voilà que je régresse avec les accords du début de relation, je vais bientôt finir à la poubelle hop, plus de 13. J’admets que les toilettes étaient une bonne idée, étant un peu malade le matin. Je vais me taire. Pour cette fois, en tout cas.
Ce matin, le programme est simple : courses et récupération de ses chats. On notera que Maîtresse Blanche est une excellente copilote, on ne s’est même pas perdues ! Et on a même réussi à rentrer à la GNC sans encombre après les deux missions. D’accord, nous avons juste pris une route en contre sens. Cela arrive.
Une fois à la GNC, Maîtresse me dit : « Je ne veux plus t’entendre, je vais te mettre un bâillon. » Ah non… Moi, je n’aime pas cet objet ! Son recadrage va être bien difficile. Elle ne me laisse guère le choix : un bâillon tétine gonflable, je ne trouve que ce nom en tête. Elle l’attache solidement, puis le gonfle. Pff, je sens que ce truc va m’agacer. Par chance, elle n’a pas pris le bâillon à boule ; les sangles coupent à chaque fois au niveau des lèvres, c’est vraiment douloureux la plaie.
Allez 13, on n’oublie pas : il faut bien se tenir, faire attention à ton comportement. Alors je baisse les yeux en prenant sur moi, puis je file éplucher les carottes pour le repas du midi.
Elle me laisse seule dans la pièce méditer sur la situation. Je me sens bête avec ce truc dans la bouche. J’ai ce que je mérite, son autorité pure que j’aime tant intérieurement agacée par ma salive qui me gêne, je me concentre sur les carottes.
Une fois ma tâche terminée, j’attends patiemment son retour. Le grand silence de la pièce me laisse pensive. Je ne souhaite pas la décevoir cette année, je veux que ce soit une bonne année. Maîtresse arrive, me coupant dans mes pensées. Nouvelle mission : nettoyer la paroi de la baignoire. J’exécute sans un mot, quel jeu de mots incroyable ! Je m’applique. Rien ne sera jamais parfait à ses yeux, je le sais. Il ne faut cependant pas relâcher les efforts. J’aime bien la servir, c’est un rôle que j’ai découvert à ses côtés, en mode bienveillance. Si je peux me rendre utile. Elle revient, regarde mon travail. J’aurai le droit à : « C’est pas mal, 13 », signifiant à mes yeux : tu as bien travaillé, 13.
Maintenant, direction le repas. Enfin, elle me retire ce bâillon.
Je mange dans une assiette, cette fois, sans les mains toujours. Du riz avec carottes et poulet, succulent repas. Maîtresse est vraiment étrange en ce moment… Deux bons repas de suite ? Je vais vraiment souffrir cet après-midi.
L’après-midi :
On a fait un saut dans le temps. Après le repas, je suis allongée sur la table gynéco avec mon ami le bâillon en bouche. Je saute de joie. Maîtresse est prête, je ne connais pas le programme.
Elle m’attache les mains dans le dos, reliées à une chaîne. Le bâillon a disparu, laissant sa place à une cagoule. En position assise, elle désinfecte ma peau, j’entends de multiples bruits. Une première aiguille me pénètre le sein, puis la brûlure d’un hameçon désinfecté dans l’alcool. Je prends sur moi. Aucun hurlement ne sortira de ma bouche : moment subtil de râle intérieur et de plaisir. Elle répète l’opération à trois reprises. Deux hameçons à chaque sein. Une première pour moi en position assise, un peu plus difficile que couchée, à mon sens. J’ai pris sur moi intérieurement; je sens que ma bulle commence à se former, une buée se crée dans mon esprit.
Après cette étape légèrement douloureuse, je me couche, mains suspendues au-dessus de ma tête. Je ne vois toujours rien. Elle me saucissonne comme un rôti avec du fil, passé soigneusement dans le crochet des hameçons afin d’étirer ma peau. Oh, cette sensation ! Elle est incroyable. Pas si douloureuse que cela : une sensation que la peau s’étire, s’agrandit au fur et à mesure. Pour le moment, la douleur reste supportable; je m’enfonce paisiblement dans ma bulle. Les hameçons sont vraiment une superbe découverte pour moi, sauf l’alcool qui les désinfecte.
La prochaine étape sera moins plaisante. J’entends un clic, puis un autre : l’agrafeuse sadique ! C’est à ce moment-là que j’ai compris. Il y a quelque temps, j’ai écrit à ma Maîtresse vouloir tester un mélange aiguilles / agrafes / hameçons pour explorer les sensations et mon côté maso. Elle était en train d’exaucer mon souhait, tout en prenant aussi un grand plaisir sadique. Ah oui, l’agrafeuse…
Quel terrible instrument quand on ne voit rien. J’ai l’impression que la douleur est accentuée au centuple selon les zones. Je retiens mes hurlements de douleur, j’essaie de garder mon calme, d’être dans ma bulle. Je prends sur moi selon les zones, je jubile intérieurement de la douleur que le clic me procure sur ma peau. Combien d’agrafes en tout ? Je ne le saurai sûrement jamais. Je navigue sur un petit nuage douloureux. Ma respiration devient de plus en plus insolente, si rapide, comme si j’avais besoin d'évacuer. Maîtresse, si vous saviez le plaisir que cela m’a procuré à ce moment-là. On s’amuse, on s’amuse… Mais il faut quand même continuer les étapes !
Prochaine étape : injection de NaCl. Une au niveau de la grande lèvre, une sur la cuisse, une sur le ventre. Cette étape n’est pas la plus difficile, moi, j’aime surtout le côté NaCl pour son esthétique. Cela fait de grosses bosses, je trouve ça amusant. Et Maîtresse aussi, je ressens son sourire sadique à chacun de ses gestes. Je me demande quel regard elle porte sur moi à ce moment-là. Sûrement un regard satisfait. Pendant que les poches de perfusion coulent, Maîtresse finit son chef-d’œuvre par des aiguilles. Le nombre ? Je ne le saurai pas non plus. Une chose est certaine : mon record n’est pas battu. Ce n’est pas le but. Plus simples que les agrafes.
Les aiguilles finissent de m’achever en m’emportant vers des tremblements incontrôlables. Je suis toujours consciente, bien présente, savourant chaque piqûre sur ma peau. Retenant mes hurlements, je relâche plutôt des gémissements de plaisir. Ce fut une très belle séance, légèrement masochiste. Je n’ose imaginer le sourire de Nurse Blanche.
C’est ainsi, sous des tremblements, sur un nuage, que la séance s’achève.
J’ai tenu jusqu’au bout, aussi calmement que possible, sans lui casser les oreilles. Je me suis sentie apaisée, calme, paisible après ce moment. Même lors du retrait de toute sa machinerie sur mon corps, une extase de plaisir étonnante. En retirant la cagoule, voir le sang couler sur ma peau a eu pour moi l’effet d’un grand moment jouissif. C’est si beau. Maîtresse a fait une si belle œuvre, je n’en doute pas. J’admire le sang qui coule.
Le moment le plus difficile ? Redescendre pour prendre ma douche. Une douche bien chaude pour redescendre en douceur, avant de rejoindre ma Maîtresse pour un bon thé bien chaud.
Hélas, comme la veille, j’avais encore plus envie, besoin d’être à ses pieds, tremblante encore un peu, ou simplement poser ma main sur sa botte pour la remercier, ouvrir ma petite bouche pour lui exprimer ma grande gratitude… Mais j’en ai été incapable.
Alors, comme un compromis un peu bête, je me suis assise en tailleur près d’elle, avec ma tasse brûlante, sans un mot. J’ai baissé la tête comme pour la remercier de ce si beau moment ensemble, un très beau moment maso partagé à ses côtés.Profitant simplement du moment présent.
Maîtresse a fini par se lever pour monter à l’étage. Je me suis retrouvée à finir mon thé avec mes pensées : Roh, 13 ! Tu peux quand même lui dire quelques mots. Pas cette fois, pas encore. Un jour, peut-être. Mon corps sait. Il sait se tendre, endurer, jouir mentalement, se dissoudre, trembler, obéir, servir, attendre. Mon esprit, lui, observe, analyse, anticipe, se juge, hésite, se retient beaucoup, se détend parfois. J’arrive à lâcher prise, pas toujours comme je le souhaite, ni autant que je le souhaite, toutefois, j’y arrive. Le plaisir reste présent. Et cette séance m’a offert une belle bulle de décompression. Parfois, on aime souffrir plus que d’autres fois, pour de multiples raisons.
C’est ainsi que je repars m’habiller après 24 heures ensemble. Un beau partage entre service, plaisir, douleur, recadrage et apprentissage. Vous étiez magnifique dans votre nouvelle blouse.
C’était une belle séance. Je referai le taxi quand vous le souhaiterez, avec plaisir.
Je vous remercie, Maîtresse Blanche.
Lien darkfan pour les vidéos séances : https://darkfans.com/posts/10674127
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