L'histoire d'un canard déplumé 🦆

 Un canard et des plumes.


La provocation envers sa Maîtresse est mal. Encore aujourd’hui, je vais découvrir que provoquer ma Maîtresse peut avoir des conséquences sur le long terme. Elle a une imagination si grande qu’il vaut mieux se méfier avant de la braver ! Je vais entendre parler de canard encore longtemps.

Une nouvelle aventure s’annonce avec un premier choc, le vestiaire se transforme avec un nouvel agencement. Je me trouve dans cette pièce perdue, vide, les casiers ont quasiment tous disparu ! Je ne peux plus me cacher de la caméra de surveillance, une désillusion bien amère. Je reste fixe pendant quelques minutes, désorientée, m'interrogeant dans ce vide. Où me mettre ? Et si elle me fixe à travers la caméra ? Je me sens intimidée. À genoux, nue, perdue, j’entends ses pas, elle vient me récupérer. 

Je suis contente de voir ma Maîtresse, un léger sourire se fige, je lui tends un cadeau. Une offrande remplie de douceur, piquant, et délicat. Parfait pour son sadisme. Je nomme un paddle à clou ! Me regardant tout sourire, je dois le tester me dit-elle ! Je me tétanise, il risque de bien faire mal celui-ci. Debout contre un casier, je ne bouge plus, je tente un petit regard, aucune émotion de sa part… Elle est contente de son jouet, je cite : hoho il est violent !

Un premier coup tombe sur mes petites fesses encore blanches, dans sa grande clémence voyant ma petite crainte, Maîtresse commence par le côté lisse sans les piques. Et vous savez quoi ? Je n’ai presque pas eu mal ! J’étais stressée par les clous qu’au final le côté lisse est d’une “facilité” mensongère. J’ai même failli lui dire : vous pouvez quand même taper plus fort… Je vous ai connu en meilleure forme, déception. Hélas, non, avec le temps, son éducation, j’apprends le silence, et j’admets qu’il est parfois plus sage de se taire.

Patience 13, tu vas en avoir des marques tout au long de l’après-midi. Ah, mon fameux côté maso/brat ! De plus, je la connais, si j’avais eu le malheur de dire cette douce phrase, elle aurait été capable de le faire ! De me le faire payer douloureusement. Elle se transforme vite en démon acidulé. Uniquement pour assouvir son autorité, sa position sur moi. Même si elle n’a pas besoin de le faire, je sais déjà toute l’autorité, tout son pouvoir sur moi.

Reprenons, le paddle, les clous, et paf ! Une nouvelle tape sans cri égard, par surprise. J’ai eu un petit sursaut, par contre les petites marques visibles me plaisent beaucoup, comme les petites marques sanguines (légères). Il fait souffrir ce petit paddle.

Bon courage aux futurs venants à la GNC.

C’est ainsi après cet accueil chaleureux que mon après-midi commence. Maîtresse doit finir de se préparer, pendant ce temps, je range quelques affaires et me mets sagement en attente. Il ne faudrait pas la provoquer à nouveau. L’envie du jour me plumait comme un canard, son canard.

Elle m’annonce la première étape : me clouer le bec. Je m’interroge sur cette idée, me clouer le bec ? J’ai déjà eu assez de clous… Aiguilles/Agrafes ? Étonnant, je ne pense pas. Bien que cet imaginaire tente mon esprit. Maîtresse revient avec du cellophane, me voilà soulagée. Je n’aime pas les bâillons, ça m'empêche de m’exprimer pleinement, néanmoins, je ne dirais jamais non à du cellophane, puis à du plâtre ! Je sens que cette étape va beaucoup me plaire. On commence ?

Habillée avec son tablier, Nurse Blanche commence son travail, du cellophane, du scotch, me voilà réduite au silence pour toujours. Pour consolider son œuvre, Nurse Blanche commence son murage avec un plâtre blanc. Je ne trouve pas la sensation désagréable, bien au contraire, l’eau reste chaude ! Je dirais même que ma Maîtresse a créé un nouveau kink en moi. C’est quand même réconfortant cette sensation.

Après cette étape, le séchage, bien qu’il soit rapide, Maîtresse décide de faire une pause, le drame ! Elle mange une banane devant moi. Je ne peux pas ouvrir ma petite bouche emmurée pour récupérer un petit fil, la récompense ultime sous mes yeux noyés de chagrin. J’esquive ce douloureux épisode en détournant le regard, un nouveau traumatisme. Le summum de la provocation ? Maîtresse décide de poser sa peau de banane sur ma tête. Et hop, plus de 15 kilos de provocation que je dois porter sur ma tête + un petit fil sur mon nez. Après, on dit que 13 provoque… On sait d'où je tiens mon travail de qualité.

Continuons l’aventure, après cette ultime provocation, je m’allonge sagement pendant que Nurse Blanche s’amuse à me faire peur en montant le lit. On continue le modelage du bec de canard en jaune cette fois. Elle est très appliquée ! Un vrai cours d’art plastique, son bec de canard.


La chaleur du plâtre se termine, maintenant s’annonce la mélodie des aiguilles. 

C’est une longue étape, une étape de patience, de concentration. Elle souhaite faire 4 bandes de 15 aiguilles sur le devant du corps, puis 1 bande de 15 aiguilles sur chaque bras. Moi qui m’étais préparée pour le dos, loupée cette fois. On n’est jamais à l’abri d’un changement de plan à la GNC, Maîtresse sème le trouble. L’aspect psychologique est chouette !

Où en étais-je ? Ah oui, les bras sont une nouveauté pour moi, ce n’est pas une partie qui me stress, bien que je sois contente de découvrir cette nouvelle partie. Ce n’était pas si douloureux ! Sauf le poignet. En tout cas, moins que les côtes ou le sternum. La peau est fine, je sens chaque aiguille pénétrée si intensément ! Elle ne pince même pas !


Je ne pourrais rentrer dans le détail, la musique douce, le calme de Nurse Blanche me transverse dans une sensation plumesque. Lors de l’attente, je fixe un point en attendant sagement, écoutant les histoires de Maîtresse. Divaguant mon esprit à travers les plumes. Finalement ne pas parler, cela a du bon ? Il ne faudrait quand même pas en abuser des bâillons. Une fois par an me semble bien ? Un bon compromis. D’accord, je ne décide pas, je sais. Qui ne tente rien…


Fin de la parenthèse, oui, j’ai eu une grande crainte quand elle a souhaité retirer la bande d’aiguilles d’une seule fois, je me suis plongée dans son regard cherchant un minimum de réconfort, agrippant fermement la barre. Je n’étais pas prête pour cette étape. Et pourtant… Elle a eu raison, je n’ai presque pas souffert ! Heureusement qu’elle n’écoute jamais mes plaintes, et mon regard sans effet. Elle a parfois des bonnes idées ! Je rectifie toujours de bonnes idées. On notera sa bienveillance, et ses quelques mots doux lors du retrait.

Sur la fin, pour combler ma souffrance, quelques griffures d’aiguilles, j’adore ! Elle pourrait dessiner sur moi toute la journée avec, je serai comblée ! Hélas, il faut bien une fin. 

Elle me fait sourire quand elle indique de vouloir retenter l’expérience plus tard avec 900 aiguilles ! Puis moi… Elle sait que je ne vais pas dire non, mon côté maso toujours et encore ! De plus, c’est un objectif noté sur mon carnet : 1 000 aiguilles partout sur le corps. Alors que dire… Je pourrais la suivre dans toutes ses aventures étranges (avec une petite crainte).


Elle a réussi à créer un petit monstre intérieur en moi. 

Par contre, je tiens à vous dire, quand Maîtresse sort les deux pinces géantes pour couper le plâtre de ma tête : je ne rigole plus ! C’est une image terrifiante. Et hop, comme la banane, un nouveau traumatisme. Un traumatisme vite balayé en m'autorisant à passer l’aspirateur, puis la serpillière après la séance.

Ce fut une si belle après-midi entre douleur et plaisir. Je me suis beaucoup amusée, un peu souffert, et découvert une nouvelle expérience emplumée. Vive la provocation du canard. Hâte d’être à la prochaine provocation qui me viendra.

Deux petites suggestions personnelles, une pince en moins sur le téton, avec le verre d’eau sur moi en moins, serait vraiment parfait.


Le mot de la fin ? Coin coin.

13

Commentaires